Les produits hormonaux en question

Les hormones, qu'est-ce que c'est ?
Pourquoi en produisons-nous moins avec l'âge ?
Une supplémentation hormonale, est-ce naturel ?
Comment bien utiliser les hormones ?
Et quand on arrête ?
Les hormones sont-elles dangereuses ?
Médecins et hormonothérapie

Les hormones, qu'est-ce que c'est ?

Les hormones sont des messagers chimiques transportés par le sang. Elles libèrent une partie du code génétique à l'intérieur des cellules pour mettre en route toutes les réactions nécessaires à la vie. Sans hormones, nous ne pourrions ni tenir debout, ni aimer, ni être conscient. Aucune des fonctions ordinaires de l'organisme ne pourrait s'accomplir.
Le cerveau règle la sécrétion hormonale par l'intermédiaire de l'hypophyse et de la glande pinéale, toutes deux situées en son centre inférieur. Celles-ci ont une production hormonale qui leur est propre et qui a en même temps pour rôle d'influencer la production des autres hormones par les glandes endocrines (cerveau, hypothalamus, glande pinéale, glande hypophyse, thyroïde, cortex des glandes surrénales, reins, pancréas, reins, ovaires, testicules). A leur tour, les hormones sécrétées par les glandes endocrines vont s'influencer les unes sur les autres et inciter notamment l'hypophyse et de la glande pinéale à une moindre production. C'est donc un système qui s'équilibre de lui-même.

Pourquoi en produisons-nous moins avec l'âge ?

L'accumulation de substances toxiques issues de diverses formes de pollution abîment peu à peu les glandes endocrines. De plus, le système cardio-vasculaire devenant avec l'âge encombré, plus rigide et moins performant, ces mêmes glandes sont chaque jour un peu plus privées de l'oxygène et des nutriments qui leur sont nécessaires. L'alimentation, d'autre part, joue un rôle direct qui lui est propre. Si elle est peu équilibrée et insuffisamment variée, les glandes endocrines ne peuvent plus ni renouveler leurs constituants ni fabriquer suffisamment d'hormones. Enfin, microbes, virus, bactéries et moisissures détruisent progressivement le tissu glandulaire.
Mais il faut noter que même si l'on parvenait à une hygiène de vie idéale, le phénomène de vieillissement cellulaire continuerait d'exister. Arrivés à un certain stade, en effet, les organes ne parviennent plus à remplacer suffisamment leurs cellules mortes et s'épuisent progressivement. C'est toute la question et le mystère du vieillissement. C'est aussi pourquoi une supplémentation hormonale peut s'avérer utile.

Une supplémentation hormonale, est-ce naturel ?

Les hormones sont issues de nos propres glandes. Grâce à des procédés de fabrication maintenant largement au point, leur réplique exacte peut être façonnée en laboratoire. Il s'agit donc bien des mêmes molécules hormonales, aptes le cas échéant à pallier certaines déficiences. Il faut savoir, par ailleurs, que ces hormones naturelles ne peuvent pas faire l'objet d'un brevet et qu'elles n'intéressent donc généralement pas les grands laboratoires, qui préfèrent lancer des produits dérivés moins efficaces et même parfois dangereux mais dont ils ont le monopole.
De plus, outre que le fait de soulager les maux de l'âge est une perspective naturelle depuis le commencement de l'humanité, les hormones prises à doses équilibrées ne comportent aucun des effets secondaires des médicaments traditionnels. Contrairement aux hormones, en effet, ces derniers sont des produits exogènes dont la structure et la nature sont étrangères à notre organisme.

Comment bien utiliser les hormones ?

Le traitement hormonal idéal est celui qui, s'appuyant sur un diagnostic individuel précis, fait appel à une complémentation pour toutes les hormones éventuellement concernées et dans les justes proportions régissant leur équilibre. Malheureusement les médecins formés en hormonothérapie sont peu nombreux. Le bon usage des hormones est-il possible pour autant ? Oui, dans la mesure où le taux de la plupart des hormones chute avec l'âge des individus. Se supplémenter en dhea ou en mélatonine après 40 ans ne sera pas aussi efficace qu'un traitement hormonal personnalisé et complet, mais apportera néanmoins des avantages certains.
Il faut cependant respecter quelques règles importantes :
- Etre agé(e) d'au moins 35 ans.
- Etre certain de ne pas avoir de cancer hormonalement dépendant (testicules, prostate, sein, utérus). Les hommes de plus de 50 ans doivent faire examiner leur taux de PSA (Prostate Specific Antigen) avant de prendre de la testostérone ou de la dhea.
- Ne pas dépasser les doses conseillées par le fabricant.
- S'assurer de la garantie de pureté des produits (certificats d'analyse délivrés par un laboratoire indépendant).
- Faire effectuer des analyses hormonales urinaires, sanguines ou salivaires (disponibles sur notre site) si possible avant la supplémentation et en tout cas dans les six mois après son début.

Et quand on arrête ?

Après un traitement hormonal, la glande endocrine reprend le plus souvent son fonctionnement normal (et insuffisant), ceci même après 20 ou 30 ans comme le montre certaines études. Deux conditions doivent cependant être remplies :
- Pas de surdosage pendant une longue période.
- Prendre des hormones "naturelles", c'est-à-dire qui sont l'exacte réplique moléculaire de celles que notre corps fabrique naturellement.
Même après avoir arrêté un traitement au bout de quelque temps, on se retrouve donc en meilleure forme et avec un capital de santé plus élevé. Il est peu probable, au demeurant, qu'après avoir veillé à augmenter son capital de santé grâce à un traitement hormonal adapté, on décide subitement de laisser son corps subir à nouveau les divers effets du vieillissement.

Les hormones sont-elles dangereuses ?

Oui, si elles sont utilisées n'importe comment. Certains abus comme la surconsommation d'EPO chez les athlètes de haut niveau, l'usage immodéré d'hormones dans l'industrie agroalimentaire et celui, avéré dangereux, d'hormones prélevées sur des cadavres humains pour traiter les problèmes de croissance (pratique aujourd'hui totalement abolie) sont autant de dérives condamnables. Ces dernières montrent du moins que les hormones sont efficaces et, parallèlement, ne contredisent en rien l'utilité d'un usage raisonné de suppléments hormonaux.
Il faut distinguer, d'autre part, les mythes et la réalité. Celui selon lequel "les hormones augmentent le risque de cancer" est assez populaire. Il repose à l'origine sur une lecture biaisée de certaines données scientifiques :
- La somatomédine C (qui est l'agent d'exécution pour l'hormone de croissance) prolonge en laboratoire la durée de vie des cellules malignes aussi bien que des cellules immunitaires, il est vrai. Mais cette même somatomédine C renforce, dans l'organisme, l'activité des cellules immunitaires tueuses des cellules cancéreuses.
- L'oestradiol utilisé seul augmente effectivement le risque de cancer de l'utérus. Mais cet effet indirect est facilement contrebalancé par l'utilisation complémentaire d'une dose suffisante de progestérone.
- Il semble, enfin, que le cancer de la prostate, lorsqu'il est déclaré, soit accentué par l'imprégnation d'hormones mâles. Néanmoins aucune étude scientifique ne prouve l'existence d'un lien entre androgènes et l'apparition elle-même du cancer de la prostate. Bien au contraire, un taux normal d'androgènes (testostérone et dhea) semble aider à en prévenir l'apparition.

Médecins et hormonothérapie

Laissons la parole à deux des spécialistes internationaux les plus reconnus dans le domaine des hormones (Dr Hertogue et Nabet, "DHEA, l'hormone du mieux vivre", Presses du Châtelet) : "En affirmant qu'il est prématuré de traiter, qu'il faut attendre que plus d'expériences soient pratiquées et que le résultat de ces études soient confirmés, les médecins jouent la prudence et veulent éviter de donner de mauvais conseils au public. C'est tout à leur honneur ! Mais c'est oublier que le temps court et qu'une tranche de la population ne pourra pas profiter de ces études. Il a fallu plus de cinquante ans pour que le traitement de la ménopause par hormones féminines soit "pleinement" accepté par le corps médical. Résultat ? Soixante dix ans après les premiers traitements aux oestrogènes (à l'oestrone plus particulièrement), moins de 20 % des femmes européennes en bénéficient !".
Mais si la plupart des médecins ignorent les conclusions des études qui leur sont pourtant destinées, ce n'est pas tant par rapport aux hormones que par rapport à l'idée même d'une médecine de prévention. Toute la formation occidentale est tournée vers la conception du corps comme d'une machine. Lorsque cette machine se "grippe", on tache de lui trouver les remèdes adéquats. Il faudra encore vraisemblablement plusieurs années avant que l'on admette franchement que prévenir vaut mieux que guérir... et que la véritable thématique à approfondir est celle de la santé et du vivant, non pas celle du corps déjà malade ! Ce que l'on considère en effet, sans trop y réfléchir, comme des symptômes obligés de la venue de l'âge, et qui sont autant de brèches vers des maladies qui finiront par emporter un individu, n'ont en fait rien d'inéluctable. Ces symptômes peuvent être largement retardés, à condition de prendre les moyens de vieillir en santé.
C'est pourquoi, face au vieillissement de la population, un vaste domaine de recherches scientifiques est en train de s'ouvrir autour des stratégies anti-âge, où les hormones, avec la nutrition, jouent un rôle de tout premier plan.